Chapitre 30. De ma tentative de m’installer à Lubumbashi.

Chapitre 30. De ma tentative de m’installer à Lubumbashi.

28 Mai, 2016

Protais-Lumbu

Texte tiré de l’ouvrage : PROTAIS LUMBU 4. «Mon apport dans le Triomphe de la démocratie multipartiste’ »

Protais-Lumbu21

Protais LUMBU MALOBA NDIBA, Président de l’UDPS. Ph. « femmefortes.com »

Chapitre 30. De ma tentative de m’installer à Lubumbashi.

Avant que je ne quitte Mbulula avec ma mère et mes petits frères, Papa Sixte vint me rencontrer en compagnie de maman Valériane pour me mettre au courant de quelques problèmes de famille.

Nous parlâmes de la mort de papa et des biens qu’il avait laissés, de non-accord de papa Sixte du déplacement de ma mère et des études de mes petits frères.

Après un long échange des vues, nous nous dîmes au revoir. Tous les biens du feu papa et de ma mère lui furent confiés pour la garde. Un camion me prit le lendemain soir avec toute la famille pour Kongolo.

Pendant mon séjour à Kongolo, j’organisai le voyage à Lubumbashi de ma mère, de mes petits frères Joseph et Prophile et de ma belle-sœur Sikuloya abord du véhicule des Ets Mali ya Butoto, étant donné que le train se faisait trop attendre.

Je m’occupai aussi des cas Joseph, Elise, Prophile et la garde de ma maison.

En effet, la plaignante Bonve n’ayant pas été satisfaite à Mbulula déposa une autre plainte à Kongolo toujours au sujet du viol de sa petite sœur Mbungu par Joseph. Ce dernier ayant quitté aussi Kongolo pour Lubumbashi ; cette affaire ne fut arrangée que deux ans plus tard en famille à Mbulula.

Au sujet d’Elise Maua Sinyembo, il était reconnu que de ses liens avec Marie Mukonkole, mon oncle Cyprien Sinyembo avait eu deux filles ; Perpétue, décédée en bas âge et enterrée à Kalwamba en 1963 et Elisa.

L’éloignement de mon oncle de Kongolo vers Lubumbashi dès 1964 ne permit pas à Elisa de se familiariser avec la famille. Ceux des membres de la famille qui connaissaient Marie Mukonkole avaient continué à la visiter, c’était le cas de Kachoma et de Hukumu.

Après la mort de mon oncle en 1972 par accident de train à Nyunzu, Marie avait été désemparée. Elle ne connaissait plus à quel membre bien stable de la famille elle pouvait remettre l’enfant. Lors de mon séjour à Kongolo après ma libération de 1987 j’avais reçu la jeune fille Elise. Ayant déjà entendu parler d’elle, je visitai sa maman qui restait à la même maison que sa grand-mère à la Mission, au quartier Kandolo.

La maman de Marie Mukonkole que je rencontrai par après avec de la boisson conformément aux coutumes m’informa “qu’Elisa était née avec un cheveu blanc. Il était connu que c’était l’enfant de Cyprien mais elle ne voulait pas le lui remettre parce qu’il n’avait pas épousé sa fille. Comme le papa de Cyprien se plaignait, la fille était régulièrement malade et pour cela elles avaient décidé de remettre cette fille à un responsable de la famille qu’elles n’avaient trouvé qu’en ma personne.”

Il fallait donc leur donner une chèvre et une pièce avant de récupérer officiellement l’enfant, ce que je fis. Je pris les dispositions de dépêcher cette fille à Kalwamba auprès de mon grand-père. Me l’ayant confié, elle voyagea à mes côtés jusqu’à Lubumbashi, puis elle me rejoignit avec mon épouse et tous les autres enfants à Kinshasa dès novembre 1987.

En ce qui concerne Profil, il n’était pas prévu qu’il aille à Lubumbashi ensemble avec ma mère, mais plutôt qu’il devait continuer ses études à Kongolo. Le jour du départ de ma mère, Prophile décida de quitter Kongolo. Je m’étais rendu compte seulement après qu’il y avait un problème Prophile.

En effet, à notre départ de Mbulula pour Kongolo, d’autres personnes nous avaient accompagnés à l’embarquement. Je constatais que certaines avaient voyagés à nos frais dont une jeune fille qui étudiait à l’institut Mwamba.

Me trouvant encore à Kongolo, je reçus le citoyen Nyoka, parent de maman Valériane qui me dit que n’ayant pas trouvé écho auprès de papa Sixte, il m’avait suivi pour me soumettre le problème de sa fille Wa Zabanga devenue grosse par ses relations avec Prophile.

Le problème Prophile commença de cette façon là et curieux de lire sa correspondance en provenance de Lubumbashi et destinée à Oscar, je découvris que Prophile était auteur réel de la grossesse. Il recommandait à Oscar Lubinga de faire avorter la fille. Il avait écrit à la fille elle-même, nommée Géorgine une vraie lettre d’amour.

J’acceptai de répondre aux actes posés par Prophile et me décidai à prendre la fille à la maison pour la lui amener à Lubumbashi.

Avant de quitter Kongolo je confiais à ma petite sœur Marthe la responsabilité de la maison et la signature à la banque commerciale zaïroise pour la gestion du guest-house Bouger et Faire Bouger. L’absence prolongée des trains me fit prendre celui qui s’était présenté. Je tenais à être mis au parfum de l’évolution des dossiers traités à Gbadolite et voyageai ainsi peniblement dans le wagon-restaurant de la 1ère classe.

Michel Bulongomoto, Martin, son épouse Milanda et son bébé, Georgine, la fiancée de Prophile et Elise voyagèrent avec moi.

C’est au bord du train dans les environs de Likasi que j’entendis à la radio la lecture de l’Ordonnance présidentielle me nommant le 31 octobre 1987 en qualité d’Administrateur Délégué Général Adjoint à la Société Nationale d’Assurances.

 

 

Chapitre 30. De ma tentative de m’installer à Lubumbashi.

Avant que je ne quitte Mbulula avec ma mère et mes petits frères, Papa Sixte vint me rencontrer en compagnie de maman  Valériane pour me mettre au courant de quelques problèmes de famille.

Nous parlâmes de la mort de papa et des biens qu’il avait laissés, de non-accord de papa Sixte du déplacement de ma mère et des études de mes petits frères.

Après un long échange des vues, nous nous dîmes au revoir. Tous les biens du feu papa et de ma mère lui furent confiés pour la garde. Un camion me prit le lendemain soir avec toute la famille pour Kongolo.

Pendant mon séjour à Kongolo, j’organisai le voyage à Lubumbashi de ma mère, de mes petits frères Joseph et Prophile et de ma belle-sœur Sikuloya abord du véhicule des Ets Mali ya Butoto, étant donné que le train se faisait trop attendre.

Je m’occupai aussi des cas Joseph, Elise, Prophile et la garde de ma maison.

En effet, la plaignante Bonve n’ayant pas été satisfaite à Mbulula déposa une autre plainte à Kongolo toujours au sujet du viol de sa petite sœur Mbungu par Joseph. Ce dernier ayant quitté aussi Kongolo pour Lubumbashi ; cette affaire ne fut arrangée que deux ans plus tard en famille à Mbulula.

Au sujet d’Elise Maua Sinyembo, il était reconnu que de ses liens avec Marie Mukonkole, mon oncle Cyprien Sinyembo avait eu deux filles ; Perpétue, décédée en bas âge et enterrée à Kalwamba en 1963 et Elisa.

L’éloignement de mon oncle de Kongolo vers Lubumbashi dès 1964 ne permit pas à Elisa de se familiariser avec la famille. Ceux des membres de la famille qui connaissaient Marie Mukonkole avaient continué à la visiter, c’était le cas de Kachoma et de Hukumu.

Après la mort de mon oncle en 1972 par accident de train à Nyunzu, Marie avait été désemparée. Elle ne connaissait plus à quel membre bien stable de la famille elle pouvait remettre l’enfant. Lors de mon séjour à Kongolo après ma libération de 1987 j’avais reçu la jeune fille Elise. Ayant déjà entendu parler d’elle, je visitai sa maman qui restait à la même maison que sa grand-mère à la Mission, au quartier Kandolo.

La maman de Marie Mukonkole que je rencontrai par après avec de la boisson conformément aux coutumes m’informa “qu’Elisa était née avec un cheveu blanc. Il était connu que c’était l’enfant de Cyprien mais elle ne voulait pas le lui remettre parce qu’il n’avait pas épousé sa fille. Comme le papa de Cyprien se plaignait, la fille était régulièrement malade et pour cela elles avaient décidé de remettre cette fille à un responsable de la famille qu’elles n’avaient trouvé qu’en ma personne.”

Il fallait donc leur donner une chèvre et une pièce avant de récupérer officiellement l’enfant, ce que je fis. Je pris les dispositions de dépêcher cette fille à Kalwamba auprès de mon grand-père. Me l’ayant confié, elle voyagea  à mes côtés jusqu’à Lubumbashi, puis elle me rejoignit avec mon épouse et tous les autres enfants à Kinshasa dès novembre 1987.

En ce qui concerne Profil, il n’était pas prévu qu’il aille à Lubumbashi ensemble avec ma mère, mais plutôt qu’il devait continuer ses études à Kongolo. Le jour du départ de ma mère, Prophile décida de quitter Kongolo. Je m’étais rendu compte seulement après qu’il y avait un problème Prophile.

En effet, à notre départ de Mbulula pour Kongolo, d’autres personnes nous avaient accompagnés à l’embarquement. Je constatais que certaines avaient voyagés à nos frais dont une jeune fille qui étudiait à l’institut Mwamba.

Me trouvant encore à Kongolo, je reçus le citoyen Nyoka, parent de maman Valériane qui me dit que n’ayant pas trouvé écho auprès de papa Sixte, il m’avait suivi pour me soumettre le problème de sa fille Wa Zabanga devenue grosse par ses relations avec Prophile.

Le problème Prophile commença de cette façon là et curieux de lire sa correspondance en provenance de Lubumbashi et destinée à Oscar, je découvris que Prophile était auteur réel de la grossesse. Il recommandait à Oscar Lubinga de faire avorter la fille. Il avait écrit à la fille elle-même, nommée Géorgine une vraie lettre d’amour.

J’acceptai de répondre aux actes posés par Prophile et me décidai à prendre la fille à la maison pour la lui amener à Lubumbashi.

Avant de quitter Kongolo je confiais à ma petite sœur Marthe la responsabilité de la maison et la signature à la banque commerciale zaïroise pour la gestion du guest-house Bouger et Faire Bouger. L’absence prolongée des trains me fit prendre celui qui s’était présenté. Je tenais à être mis au parfum de l’évolution des dossiers traités à Gbadolite et voyageai ainsi peniblement dans le wagon-restaurant de la 1ère classe.

Michel Bulongomoto, Martin, son épouse Milanda et son bébé,  Georgine, la fiancée de Prophile et Elise voyagèrent avec moi.

C’est au bord du train dans les environs de Likasi que j’entendis à la radio la lecture de l’Ordonnance présidentielle me nommant le 31 octobre 1987 en qualité d’Administrateur Délégué Général Adjoint à la Société Nationale d’Assurances.

 

 

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